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  • herve64200

LE DIEU SERPENT FERTILE

De tous les animaux le serpent est bien le seul à n’avoir ni poils ni plumes, et l’absence de pattes l’oblige à onduler sur le sol, lieu où les deux mondes du ciel et de la terre se rencontrent. Mais il aime par-dessus tout se réfugier dans les couches profondes du monde inférieur dont il connaît tous les secrets. Le serpent était dans les temps anciens un symbole très puissant. Il était le symbole le plus répandu de la Déesse. Le serpent représente la régénération due au fait qu’il ne peut toujours renouveler sa peau. Le serpent a donc été considéré comme l’équivalent terrestre de la Lune. Les deux peuvent renouveler leur peau ou la forme. Le serpent est un symbole de la naissance, de la mort et de la renaissance. Un beau symbole de cela est l’image du serpent qui se mord la queue (Ouroboros).



Primitivement, les grands dieux cosmiques ont toujours été représentés par des serpents voire un « serpent jumeau ». Les Chaldéens eurent le même mot aussi bien pour le serpent que pour la vie. Entre le serpent et la femme, il existe un lien très fort à travers la parabole du renouvellement de la peau et le renouvellement de l’utérus grâce à la menstruation. Dans d’autres cultures, le serpent symbolise le cordon ombilical, reliant tous les humains à la Mère-Terre. La Grande Déesse a donc souvent des serpents comme animaux familiers, comme dans la Crète Minoenne, et étaient eux aussi vénérés comme les gardiens des mystères de la naissance et de la régénération. Dans les religions abrahamiques, le serpent représente le désir sexuel. Selon la tradition rabbinique, dans le jardin d’Eden, le serpent représente la passion sexuelle. Dans l’hindouisme, la Kundalini est la déesse-serpent enroulée, elle est la « puissance résiduelle du désir pur », la Shakti, l’énergie féminine de la déesse-mère, qui lorsqu’elle part du sacrum et atteint le sommet du crâne, est un prélude à la délivrance des réincarnations, le Moksha.